Archives Mensuelles: mars 2013

6. Lire la photo de presse

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5. Les données qui fondent l’analyse des photographies d’actualité

Éléments visuels de la photo d’actualité dans la Une d’un journal 

  • son emplacement dans la page
  • superficie de la photo par rapport à l’ensemble de la page
  • renforcement de l’image par une autre image ?
  •  lecture de la photo : quels sont les éléments principaux ? Où se trouvent-ils ?
  •  composantes animées et inanimées
  • cadrage, plan, lumière, couleurs, angle de vue

Les données source

  • Crédit, copyright (agence de presse, agence photographique, nom du photographe)
  • Date et nature du support médiatique où paraît la photographie
  • Renseignements sur le commanditaire (agence, journal, maison d’édition, entreprise)
  • Renseignements sur le photojournaliste (professionnel, amateur, indépendant…)
  • Date et lieu de réalisation de la photographie
  •  » Légende.

Au-delà de la dimension législative et déontologique, le respect de l’auteur et l’authentification de l’image (nature et contexte) relèvent d’une compétence clé: la question des sources intéresse directement le processus de construction des significations. Comment en effet analyser une image d’information si on ne possède pas les données relatives à ces circonstances?

Les données formelles

  • Modes de réalisation et de tirage (photographies analogiques/numériques/3D)
  • Poids (octets), définition (pixels), résolution (ppi/ppc), dimension (H/L), palette graphique
  • Support d’impression (papier, écran)
  • Mise en page (positionnement de l’image dans 1a page support, relation avec les autres registres sémiotiques : textes, images, schémas, graphiques, multifenêtrage)
  • Ces données sont à 1a fois difficiles à analyser (1a plupart des enseignants n’ont pas les savoirs requis pour le faire) et à manipuler: la technique ne saurait court-circuiter le travail de compréhension en se substituant à lui. Mais tout commentaire sur les effets produits par une image doit s’appuyer sur une connaissance – ou du moins une prise en compte – de ses modes de réalisation.

Les données plastiques

  • Le format
  • La composition (plan, cadrage)
  • Le traitement de la lumière
  • La palette graphique (couleurs)
  • Les retouches photographiques

L’approche résolument formelle nous fait entrer dans 1e champ de l’expérience esthétique, qui est aussi celui de l’intersubjectivité (photographe/enseignant/élèves). Mais précisément, e11e est indispensable pour que la classe ait les outils lui permettant de poser l’existence d’une esthétique de l’image d’information avec ses codes, ses stéréotypes, ses schèmes de production et de réception.

Les données iconiques (ce que l’image nous donne à voir)

  •  Figurativité (portraits, objets, motifs)
  •  Narrativité (temps, espace, histoire)
  • Affectivité (sentiments, émotions, ressentis)

Les données informationnelles

  • Sujet/thème
  • Angle
  • Point de vue
  •  Rapport à l’actualité (une photographie est toujours située dans un processus d’événementialisation : différence entre événement, actualité, information)

Les critères d’analyse

[ce que je vois dans l’image ; compréhension/interprétation)

L’effet de réel

  • La part culturelle (intericonicité, « reconnaissance », stéréotypie, sens commun, transgression, parodie/pastiche)
  • Les intentions (rapporter, commenter, provoquer, référer, promouvoir)
  • La part rhétorique (les figures de style iconographiques)
  • La part symbolique

Les données textuelles

Deux types de textes accompagnent les photographies : la légende et 1e(s) texte(s) ou article(s) associé(s). I1s interagissent avec tes effets produits par 1a photographie :

  • descriptifs (figuration, rapport au réel, témoignage)
  • narratifs (dramatisation, spectacularisation)
  • argumentatifs (visée)
  • esthétiques (mise en valeur plastique).

4. Lire l’image

–   Image connotée / dénotée

–   Bordure/sans bordure

–   Cadre/cadrage

–   Composition

–   Champ/hors-champ

–   Profondeur de champ  (avant-plan, arrière plan)

–   Lignes de fuite/ point de fuite

–   Angle/point de vue

–   Lumière/direction

–   Plan

–   Contours / couleurs

–   Polychrome, camaïeu, noir et blanc

3. Pour vérifier vos connaissances

  • Le mot « image » vient du …………………….
  •  Combinez par des flèches

a . image naturelle                              1. signalisation routière

b . image artificielle                           2. ombre, reflet

c . image mentale                               3. photo

d . image symbolique                         4. représentation mentale, souvenir

  •  L’ensemble formé de l’avant-plan et de l’arrière-plan porte le nom de …………………………
  •  Comment s’appelle un plan qui grossit un détail?……………………………………
  •  Où faut-il placer les lignes de fuite pour avoir un espace ouvert ?………………
  •  L’art non figuratif s’appelle aussi……………………………………………
  •  Sur l’écran de l’ordinateur l’image est formée de ………………………………..
  •  Comment on appelle l’espace évoqué mais non représenté dans l’image ?………………..
  •  La science qui étudie les signes s’appelle……………………………….
  •  Un plan qui situe une silhouette complète dans son environnement…………………………….
  •  Les images sont toujours délimitées par des lignes : vrai………………… faux……………….
  •  Trois éléments de la grammaire de l’image…………………………………………………………….
  •  Image représente le réel :  vrai……….  faux……………….
  •  Ce plan reproduit une personne jusqu’aux genoux. C’est un plan …………………….
  •  Sans bordure, plus grand effet de réel :   vrai………………. ;  faux…………………
  •  L’image non protégée par le copyright est ……………………………
  •  Pour la profondeur de champ il faut…………………………………………………………….
  •  Camaïeu polychrome :  vrai……………….. ; faux………………..
  •  Un angle de vue d’en haut : c’est…………………………………………………
  •  Un angle de vue d’en bas : c’est ………………………………………………….
  •  Image dénotée  s’oppose à image…..

2. Qu’est-ce qu’une image ?

Vous pouvez télécharger cette présentation en cliquant sur ce lien
‘image

1. Lire, analyser, comprendre, interpréter l’image

Un travail sur la sémiologie de l’image doit commencer par une réflexion sur l’image fixe (tableau, photographie, …). En effet, même si l’on travaille par la suite sur une émission télévisée ou un film de cinéma, l’unité de base est une image fixe qui s’associe à d’autres images fixes pour produire l’illusion du mouvement. Cette réflexion sur l’image fixe s’organise autour de 7 points :

1. Le cadre

2. La composition

3. Champ/hors-champ

4. La profondeur

5. L’angle de prise de vues

6. L’échelle des plans

7. La lumière

8. La couleur, camaïeu, noir et blanc

1. Le cadre

C’est l’espace dans lequel on donne l’image à regarder. Dans notre civilisation occidentale ce cadre est pensé comme une fenêtre par laquelle le monde est donné à voir.

Ce cadre est donc majoritairement rectangulaire, horizontal ou vertical. Le cadre horizontal est considéré comme synonyme de calme, de distance, alors que le cadre vertical se situe plutôt du côté de la proximité et de l’action.

2. La composition

C’est l’organisation de l’espace à l’intérieur même du cadre.

Brie, France, Juin 1968

Bougival,France, 1955          Henri Cartier-Bresson

 Bressonbrie

bresson_bougival_72 

1.a L’organisation spatiale et temporelle :

L’axe vertical découpe l’image en deux parties, la partie de gauche étant le présent ou un passé proche et la partie de droite un futur proche.

seville    Séville, Espagne,1932  Henri Cartier-Bresson

Other Americas 1977-1984Guatemala, 1978  Sébastiao Salgado

L’axe horizontal sépare l’image entre terre et ciel mais aussi entre zone de matérialité et zone de spiritualité.

angkor riboudAngkor,1990 Marc Riboud

Pelada, Brésil, 1986  Sébastiao SalgadoMines d’or à ciel ouvert  Serra Pelada, Brésil, 1986  Sébastiao Salgado

3. Champ/hors champ

Dans la mesure où certains cadrages rejettent dans le « hors-champ » toute une partie de la réalité, l’effet de l’image finale sur le destinataire peut être éloigné de celui que la scène photographiée devait logiquement entraîner :

« Une photo, on peut lui faire dire ce qu’on veut ! Un texte, un film, un discours, c’est la même chose – il suffit d’en découper un petit morceau, de le mettre à part, bien proprement, sur une jolie page. L’« extrait » prend tout de suite une coloration différente, quelquefois un sens totalement différent ! Tout dépend de l’endroit où l’on coupe. Tout dépend de celui qui tient la colle et les ciseaux.» Cl. Duneton, Anti-manuel de français, Ed. du Seuil, 1978,

sieffVieille bicyclette sur une route vide – 1976  Jeanloup Sieff

4. La profondeur

La profondeur est suggérée par l’existence de plusieurs plans dans la même photo/image : premier plan, second plan, arrière-plan. C’est la distance perçue qui sépare cette succession. Dans la perspective classique la profondeur implique aussi dans l’image des lignes de fuite. Selon qu’elles se recontrent dans l’espace de l’image ou hors du champ, on parlera d‘espace fermé ou ouvert.

5 Angle de prise de vue

La position de l’appareil de prise de vue par rapport au sujet est également productrice de sens. Une prise de vue de niveau (frontal) sera synonyme d’objectivité (équivalente au regard du spectateur). En plongée (l’appareil placé au-dessus), le sujet sera écrasé alors qu’il prendra plus d’importance en contre plongée (appareil placé en dessous).

6. L’echelle des plans

Du plan général au très gros plan, le cadrage des sujets est déterminé par rapport à une échelle des plans. Cette échelle purement descriptive, permet de se donner un référent commun pour parler d’une même image. Elle a été établie en prenant pour référence l’échelle humaine.

Plan général  : paysage ; Plan d’ensemble  : le personnage dans son environnement ; Plan moyen : le personnage en pied ; Plan américain : le personnage coupé entre le genou et la taille ;  Plan rapproché : le personnage coupé entre la taille et la poitrine ; Gros plan : visage ; Très gros plan : détail du visage .

Le plan général et plan d’ensemble ont une valeur descriptive, les plans moyen, américain et rapproché, une valeur narrative, et les gros et très gros plans, une valeur  » psychologique « .

7. La lumière : Directe/indirecte

8. La couleur – le noir et blanc – le camaïeu

Une prise de vue en noir et blanc traduit un choix esthétique ou une volonté de situer l’action dans le passé.

En couleur, un éclairage solaire crée une sensation de naturel alors qu’un éclairage artificiel théâtralise la scène.

De même, un traitement pastel des couleurs nuance une image qui serait dynamisée par un contraste important ou une grande vivacité des teintes. Le camaïeu : plusieurs nuances de la meme couleur : une image d’irréealité, de retour au pas

Pour l’Education aux médias

Pour transmettre aux jeunes des valeurs et des connaissances, pour les préparer plus efficacement à leur rôle de citoyen et à leur avenir professionnel, l’éducation doit s’ouvrir sur son environnement et sur le monde. Le renforcement de l‘éducation aux médias, souhaité par le Parlement lors de l’examen de la loi d’orientation pour l’avenir de l’éducation, s’inscrit dans cette volonté d’ouverture.

En effet, la place croissante de l’information dans la société rend indispensable l’apprentissage de la lecture et de l’analyse critique des médias, notamment des médias d’information.

(…) il est nécessaire de mettre l’accent sur la maîtrise des différents langages, celui de l’image notamment, sur l‘analyse des supports d’information, sur la capacité des jeunes à opérer des tris dans une information multiforme et pluraliste, sur le développement de l’esprit critique et enfin sur l’expression des citoyens.

Mais éduquer aux médias, ce n’est pas seulement faire acquérir aux jeunes des savoirs théoriques ou travailler des compétences scolaires, c’est aussi leur offrir des opportunités pour approcher tout un secteur professionnel et les conduire à mener à bien des projets ils produisent eux-mêmes des médias (journaux, radio ou vîdéo). Ils exercent ainsi l’un des droits fondamentaux de la démocratie, le droit d’expression, tout en acquérant les règles et la déontologie qui s’y rapportent.  […]

Patrick Gérard,  Directeur de l’enseignement scolaire.

La Résolution du Parlement européen du 16 décembre 2008 sur la compétence médiatique dans un monde numérique précise que « les objectifs de l’éducation aux médias sont une utilisation maîtrisée et créative des médias et de leur contenu, l’analyse critique des produits médiatiques, la compréhension du fonctionnement de l’industrie médiatique et la production autonome de contenus médiatiques… »

[…]

… l’urgence est sans doute dans la prise en compte des pratiques médiatiques des jeunes, marquées par le recul de la consommation des journaux papier et par une fréquentation systématique des nouveaux écrans. La circulation d’images de toutes sortes, de toutes sources et de toutes époques, captées mais aussi produites, est un élément important de ces nouvelles pratiques.

L’éducation ne peut passer à côté des changements profonds, des savoirs informels, des cultures mosaïques que portent les jeunes en entrant dans les cours. Quant à la formation, elle ne peut faire l’impasse sur une approche intégrée des médias dans la professionnalité […].

L’éducation aux photographies d’actualité (par exemple) permet de dépasser les discours de diabolisation et d’inscrire l’analyse des médias dans un contexte renouvelé (..) de développement de la pensée critique. La validation des sources, le traitement de l’information, la législation, la déontologie, la mise en débat engagent des valeurs dans l’institution éducative et au dehors: être autonome, savoir agir et vivre ensemble.   […]

Jacques Bonnet, Éducation aux médias. Les controverses fécondes, Paris, Hachette, 2001,

 

Comme autrefois on parlait d’alphabétisation pour indiquer l’introduction à la compréhension et à la production de l’écrit, aujourd’hui on parle d’alphabétisation médiatique et numérique pour indiquer l’apprentissage (réceptif et productif) du langage des médias et l’acquisition des compétences numériques (réceptives et productives).

 

Questions:

– Quelles sont les compétences que l’éducation aux médias se propose de faire acquérir ?

…………………………………………………………………………………………..

–  Pourquoi ces compétences sont-elles fondamentales  aujourd’hui ?

……………………………………………………………………………………………………….

–  Les jeunes en formation sont-ils totalement dépourvus de ces compétences ?

…………………………………………………………………………………………………………..

–  Quel est le rôle de l’institution éducative ?

………………………………………………………………………………………………………………………………

– Dans votre parcours scolaire, quelle a été votre expérience dans ce domaine?

…………………………………………………………………………………………………………….

Les mots/expressions à rappeler  (construisez des phrases) :

 avenir professionnel

ouvrir à l’environnement

analyse critique des médias

maîtrise des différents langages

analyse des supports d’information

opérer des tris dans une information multiforme et pluraliste

développement de l’esprit critique

savoirs théoriques

approcher un secteur professionnel

mener à bien des projets

ils produisent eux-mêmes des médias

le droit d’expression

compétence médiatique dans un monde numérique

le recul de la consommation des journaux papier

une fréquentation systématique des nouveaux écrans

des savoirs informels, des cultures mosaïques

approche intégrée des médias dans la professionnalité

les discours de diabolisation

validation des sources, l

traitement de l’information,

la déontologie, la mise en débat

les règles du jeu

alphabétisation médiatique et numérique.

Programma di Francese 2013

Obiettivi :

Linguistici :

Produzione orale :

  • Saper interagire in una conversazione su argomenti quotidiani
  • Sapersi comprendere domande relative ai temi affrontati durante il corso
  • Sapersi esprimere in modo comprensibile e corretto sugli argomenti del corso
  • Saper riassumere e riformulare testi scritti e orali relativi ai temi del corso

Comprensione scritta

Saper comprendere testi anche non letti precedentemente sui temi del corso

Funzionali e testuali:

  • Saper comprendere, tradurre e presentare testi descrittivi
  • Saper comprendere, tradurre e presentare testi narrativi
  • Saper comprendere, tradurre e presentare testi argomentativi

 Contenuti e argomenti

  • Analyse de l’image : Images fixes, Photographie et Images de presse
  • La communication interpersonnelle : Notions de base – Le langage non verbal
  • La presse : Panorama de la presse française – La une – La dépeche
  • La publicité : l’affiche et le spot  publicitaire
  • La télévision : Le journal télévisé
  • Cinéma français : Histoire du cinéma / français – Analyse de séquences de films

Esamen

L’examen commencera par  une présentation personnelle d’une séquence d’un des  4 films choisi parmi les  suivants (sur la base de cette  fiche proposée):
  1. François TRUFFAUT: Jules et Jim
  2. Mathieu KASSOWITZ: La haine
  3. Jean-Pierre JEUNET: Le fabuleux destin d’Amélie Poulain
  4. Dans le film « Paris, je t’aime » les courts-métrages suivants :
  • Sylvain CHOMET : La Tour Eiffel
  • Gurinder CHADHA: Quais de Seine
  • Walter SALLES et Daniela THOMAS : Loin du XVIe
  • Alexander PAYNE: 14e arrondissement
Dans un second temps, les étudiants devront savoir présenter tous  les thèmes   présents sur ce blog et traités dans les cours de Mme Maggipinto et Mme Salvadori.