2. L’histoire de la presse

Le siècle d’or de la presse

Le 19ème siècle est considéré comme le siècle d’or de la presse. En effet, durant cette période, la presse connaîtra un développement important grâce aux progrès techniques. Le journalisme devient alors un véritable métier. La règle des cinq w apparaît alors dans la presse anglo-saxonne avec le directeur du Middle West. Tout article doit répondre aux cinq questions suivantes : Who ? What ? Where ? When ? Why ?. Cette règle a longtemps définit le journalisme d’information qu’on oppose au journalisme d’opinion

Pendant tout le 19ème siècle, la presse quotidienne nationale ne cesse de progresser et devient de plus en plus puissante. A Paris par exemple, le tirage global des quotidiens passe de 36 000 en 1800 à un million en 1870. On assiste simultanément à la naissance des grands hebdomadaires régionaux qui bénéficient de capitaux importants. Les annonces publicitaires permettent de couvrir le prix de revient des journaux ce qui a pour effet de baisser leur prix d’achat. Ainsi, pour exemple, Le Petit Journal, le premier journal français, coûtait à l’époque un sou afin de le rendre populaire. Par la suite, les grands reporters font leur apparition au vingtième siècle. Ce sont de véritables explorateurs qui parcourent le monde à la recherche de reportages diffusés dans les journaux.

Toutefois, la Première Guerre Mondiale et la Seconde Guerre Mondiale provoquèrent une baisse considérable des journaux en France. Nombre de titres perdent en production : le journal Paris Soir, par exemple, poursuivant ainsi sa diffusion, vit ses tirages passer de 1 150 000 exemplaires à 286 000 exemplaires entre 1940 et 19444(*).

Le déclin de la presse d’opinion 

Au cours du 20ème siècle, la presse écrite a ainsi perdu une grande partie de son public et cela toucha davantage la presse d’opinion que la presse moins engagée. En France, par exemple, la période 1939 -1945 fut la dernière à connaître une explosion de la presse d’opinion, plus de 1 100 journaux sont créés (LibertéCombat…). La presse d’opinion se veut être un « espace public » permettant des débats polémiques ou contradictoires sur les nouvelles manières de concevoir la politique. Les médias sont ainsi considérés comme le relais de l’opinion publique, mais il s’agissait d’une partie de la population familière des jeux politiques et non celle du peuple, qui sera longtemps exclu. Dans la période d’après-guerre, de grandes signatures s’expriment (Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Raymond Aron, Boris Vian, Emmanuel Mounier…) dans une presse qui veut à la fois défendre des opinions très clairement marquées, fondées sur les valeurs d’un groupe politique ou social, mais aussi toucher, influencer et reconstruire l’opinion de manière générale. Malgré cela, la presse d’opinion ne cessera de décliner

La montée de journaux hebdomadaires dans les années 30, et particulièrement d’hebdomadaire d’idées ou politiques moins coûteux qu’un quotidien, font connaître un premier déclin à la presse d’opinion. Ce type d’hebdomadaires tend ainsi à la remplacer.

L’émergence des technologies audiovisuelles après la Seconde Guerre Mondiale, la radio puis la télévision, creusent le délaissement progressif de la population envers la presse.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :