4. analyse d’un spot publicitaire

Pour analyser un spot se référer à l’analyse de l‘image en mouvement 

Histoire/synopsis (personnages, trame)
– Texte parlé
– Texte écrit
– Fond sonore
– Images : les plans
– Les mouvements de la caméra
– Quels destinataires?
– Quels désirs mobilisés?
– Quels mythes évoqués?
– Quelles valeurs ?

Analyse de ce spot publicitaire

 

Voici quelques éléments d’analyse

A)   CONTENU DE LA PUBLICITÉ

Plus  qu’un simple spot publicitaire, Dior a misé sur un film publicitaire à grande envergure. Location du château de Versailles, intégration de grandes stars hollywoodiennes, une page entière du Journal du dimanche pour annoncer la diffusion du spot, ce nouveau film publicitaire était très attendu. C’est une publicité qui amène le produit après une séquence de plans situation – tension – résolution.

On retrouve l’égérie de Dior Charlize Theron qui garde sa place de figure principale du parfum depuis que Gagliano l’a choisie en 2004. En retard, pressée, on se retrouve plongé dans les coulisses « backsage » d’un défilé de mode où se côtoient maquilleurs, coiffeurs, stars d’un autre temps ainsi que l’actuelle égérie de Dior qui se faufile dans toute cette foule, c’est la situation. Charlize est toujours aussi lumineuse et éblouissante dans cette nouvelle publicité se déroulant dans la galerie des glaces du château de Versailles. Un endroit parfait pour représenter le prestige de la marque ainsi que l’ambiance de la fragrance : l’or .

Dans cette précipitation Charlize croise des icônes blondes et reconnues pour leur beauté et leur grâce l’actrice américaine Grace Kelly, la chanteuse et également actrice allemande Marlene Dietrich et évidement l’icône, la pin-up, Marilyn Monroe. Dior, de cette façon, introduit ainsi son égérie, la belle sud-africaine Charlize,  parmi les plus belles femmes que notre société ait connues ces dernières années.

Tout au long de ce film publicitaire, la marque nous présente, de façon détournée, toute la panoplie de création de la maison Dior. On peut y admirer des lunettes, des chaines, médaillons, le dernier sac à main Dior couture, des robes Dior couture, le rouge à lèvre Dior maquillage et finalement le parfum Dior parfumeur.

De cette manière, la marque met en avant, vend au téléspectateur d’autres produits phares de sa création. De plus, c’est également pour Dior l’opportunité de s’imposer sur le marché chinois, très attiré par le domaine du luxe.

L’entrée en scène du produit en question, le parfum, arrive au ¾ de la publicité. La présence du produit est mise en valeur à la fois en plein cadre à la toute fin (pack shot) de la publicité mais également à la caméra par Marilyn Monroe. Il n’y a pas de plan de démonstration ou d’argumentation du produit, son entrée tardive permet à la marque de construire un concept visuel destiné à construire la situation.

B)   LECTURE ANALYTIQUE AVEC DES IMAGES/ DÉCOUPAGE

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C)   SYNTHÈSE SUR L’UTILISATION DE RÉFÉRENCES CULTURELLES POUR CRÉER LA PUBLICITÉ
> POURQUOI CETTE MUSIQUE ?

The Gossip – Heavy Cross

Ce groupe est un groupe américain très à la mode en ce moment. Mené par l’imposante Beth Dito, le groupe est présent dans les fashion-weeks du monde entier pour accompagner les défilés des marques les plus prestigieuses. Au défilé printemps-été 2011 c’est Jean-Paul Gauthier qui choisit le groupe pour son défilé de prêt à porter.

Dior veut absolument que son nouveau film publicitaire, pour le parfum Dior j’Adore, soit accompagné d’une des chansons populaires du groupe Gossip. Ainsi Dior reste dans le « hipe » et tout comme ses concurrents peut se venter d’avoir aussi mis la main sur ce groupe majeur de la scène électro-rock que toutes les fashionistas aiment. L’influence de la musique sur les messages publicitaires s’intéresse à la mémorisation et la connaissance. Si le téléspectateur apprécie la musique, il appréciera en conséquence le message publicitaire. Cette musique bien sélectionnée a un effet sur l’agrément ressenti et sur la mémorisation du spot.

> POURQUOI CES ACTRICES ?

Monsieur Dior, fondateur de la maison Dior aimait les femmes, il aimait surtout les belles femmes. Il souhaitait mettre à l’honneur et rendre les femmes plus heureuses.

Le parfum Dior j’Adore fut mis sur le marché en 1999. Dés les débuts du parfum, les égéries mises en scène sont toutes plus belles les unes que les autres, blondes, grandes, un long coup fin, une taille fine et dessinée.

Charlize Theron devient l’égérie du parfum en 2008, « solaire », « triomphante » et gracieuse, Charlize est l’incarnation vivante du parfum. Tout comme les précédentes elle est blonde, « parfaite » et représente idéalement l’image du parfum. Charlize est également à cette époque une actrice en plein boom médiatique et sa carrière est à son apogée.

Pour ce nouveau spot, Charlize est toujours là, le public ne peut se passer de cette déesse légendaire, contemporaine. Elle est la femme telle que j’Adore la célèbre : en mouvement, superbement forte et souveraine.

Le nouveau spot fait également revivre l’époque du cinéma Hollywoodien avec l’utilisation d’icônes telles que Marilyn Monroe, Grace Kelly, Marlene Dietrich, toutes décédées.

Également grandes et blondes, ces femmes sont des icônes éternelles. La marque les met en avant en leur faisant porter du Dior :

Grace Kelly, princesse éternelle porte la grande robe de bal « Mitzah » et incarne ainsi l’élégance de la marque.

Marlene Dietrich porte une veste qui s’inspire du Tailleur Bar, ses jambes sont nues et ornées de porte-jarretelles, ce qui est une évocation à la pose mythique de l’Ange Bleu. On y retrouve ici la sensualité.

Marilyn Monroe, avec son long fourreau est un hommage aux déesses hollywoodiennes. Elle est à la fois sensuelle et sophistiquée.

Charlize Theron, lors de son entrée dans le château, est vêtue d’une veste « Diosera » qui est une réinterprétation de la veste du Tailleur Bat. Au moment de son apparition finale, nous retrouvons tous les codes de la maison Dior avec un collier Massaï.

> POURQUOI CE LIEU ?

Il y a cinq ans, John Galliano était le roi de Versailles. La prestigieuse maison Christian Dior, avait loué l’Orangerie du château afin de présenter sa collection automne-hiver. Le grand Trianon accueille en 2011 une exposition retraçant la source d’inspiration que le XVIIIème siècle continue de susciter chez les couturiers d’aujourd’hui.

Versailles à l’époque des grands rois, et notamment de Louis XIV au 17ème siècle,  était le centre de la mode. Les duchesses, demoiselles et princesses y défilaient toute la journée dans des étoffes de luxe et dans des robes de créateurs à « tomber par terre ». Les maisons de couture y voient un lieu de prédilection pour leur promotion avec une symbolique de mode et de luxe immense. Ainsi, en 2011 c’est Dior et son parfum J’adore qui loue le château, au groupe propriétaire LVMH, pour y tourner la nouvelle publicité dans la galerie des glaces. Galerie de renommée mondiale, tapissée de miroir d’or, de diamant et de cristal. Cette galerie correspond parfaitement à l’image du parfum, inaccessible et luxueuse.

> POURQUOI LE CHOIX DES STARS HOLLYWOODIENNES ?

Hollywood est le berceau du glamour, de la beauté et de la richesse. Ce lieu mythique a vu défiler les stars qui auront marqué chaque époque.Hollywood c’est les strass, les paillettes, l’or. Dans cette ville, les personnalités sont à la pointe de la mode et représentent des icônes pour le public. Les maisons de couture sont les premières intéressées par ce lieu et les stars qui y fourmillent. Dior et son parfum J’adore y ont cherché des images et des idées pour leur nouveau spot publicitaire.Marlene Dietrich avait exigé d’être habillée par Dior pour jouer dans le film l’Alibi (« No Dior, No Dietrich »). Grace Kelly est apparue en Dior lors de ses fiançailles à New York.

En utilisant les représentations de ses actrices et stars hollywoodiennes Dior s’impose, il montre sa supériorité, notamment face à Chanel, et l’universalité de son parfum qui traverse les époques et même la mort.

> POURQUOI CES COULEURS ?

Le château de Versailles est la représentation même du luxe, du soleil et de l’or. C’est un endroit rêvé pour le parfum Dior J’adore dont la principale caractéristique est sa couleur, l’or, qui a marqué les années.
Cet or utilisé par ce parfum depuis le début, est la représentation même du précieux, du solaire et du royal. L’association est faite entre le château et ses dorures apparentes et l’or amené par la marque. Les significations et les évocations de l’or sont nombreuses, autant dans la mythologie que chez les Egyptiens de l’antiquité où l’or confère la survie divine.  Globalement les références à l’or sont plutôt anciennes et encrées dans les mœurs, les messages véhiculés par la marque sont ainsi facilement compris par le public.

Au delà de l’or, on remarquera que Charlize, en arrivant au château, porte du noir et un jean, elle n’est pas encore dans son habit de lumière. Cette tenue contraste avec ce qu’elle va devenir, comme si au dehors du défilé, loin du parfum, elle perd toute son aura.

Les backstage nous montrent une grande diversité de couleurs et de matière, on comprend que ce choix est justifié : sans le parfum pourquoi briller ? Marylin, en prenant le parfum dans ses mains semble s’éclairer, c’est vraiment le parfum qui donne toute la lumière et la beauté à celui qui l’utilise ou qui le porte. On note donc un contraste saisissant entre les mannequins « lambda » et les égéries qui brillent de milles feux grâce au parfum.

 

3. Analyser une affiche publicitaire

Il existe différents types de publicités :
La pub informative, qui a pour fonction de livrer au récepteur une information.
La pub argumentative qui défend une idée, qui tente de modifier l’opinion des récepteurs.
La pub incitative qui pousse les gens à agir, à acheter un produit

Remarque : certaines publicités combinent les différents types

La publicité met toujours en évidence un thème (le sujet dont elle parle, le produit qu’elle tente de vendre…).
– Pour convaincre le récepteur, le pousser à acheter…, elle prend position en revendiquant une idée, une opinion. C’est la thèse. Elle est parfois implicite (il faut la deviner).
– Pour défendre sa thèse, elle utilise des arguments qui tentent de prouver son bien-fondé. Ce sont généralement des faits, des statistiques, des informations exactes…

Les publicités sont publiées sur des affiches publicitaires. Ce support est destiné à :

Informer le récepteur de l’existence d’un produit, d’un événement, d’un problème, de la sortie d’un film ou d’un spectacle…
Convaincre le récepteur de s’intéresser au produit, à la cause défendue, à l’événement présenté…
Pousser le lecteur à agir (acheter, aller au spectacle, modifier son comportement, signer une pétition…)
Lorsque plusieurs affiches sont diffusées en même temps et autour
d’un même thème, on parle de campagne publicitaire.

Les affiches publicitaires respectent généralement une certaine composition :

Une illustration (dessin, photo…) qui entretient un lien plus ou moins étroit avec le texte et le produit (thème).
Un logo qui symbolise le produit ou son appartenance à un certain groupe, à une marque (sportive, idéologique…)…

– Un texte structuré présentant :
• Une accroche : phrase courte destinée à attirer l’attention du lecteur, à l’interpeller. Elle est généralement construite à l’aide de figures de style.
• Un slogan : texte qui vise à marquer les esprits pour qu’on retienne le nom d’un produit. Il est généralement identique pour toutes les pubs qui concernent un même produit.
• Des informations : renseignements neutres concernant un produit (prix, composition…).
• Des arguments : informations appuyant une idée (généralement, on défend une opinion par des faits qui sont des infos scientifiquement exactes et pertinentes).

 

Analyser une publicité en répondant à ces questions 

I. Que voyons-nous ? 

1. Décrivez objectivement le contenu de la publicité :
· Qu’est-ce qui saute aux yeux en premier ?
· Qu’y a-t-il au premier plan ? au second plan ?
· Qu’y a-t-il à l’arrière-plan ?
· Le ou les personnage(s) (Combien sont-ils ? Que font-ils ? Que regardent-ils ? Qui sont-ils? comment sont-ils habillés? Quels sentiments semblent-ils éprouver ou exprimer ? etc.)

2. a) Distinguez s’il y a lieu les différents types d’images et les différents types de textes (Où se trouvent-ils dans la publicité ? Quelle taille ont-ils ? Etc.)

Images
Image principale
Logo
Autre(s) image(s)
Textes 
Nom de la marque
Slogan
Texte explicatif
Formule(s) obligatoire(s)
Textes hors publicité (nom du photographe ou autre)

b) Etudiez le rapport entre le(s) texte(s) et l'(les) image(s) : que voit-on en premier ? En quoi l’un fait-il comprendre l’autre ? Etc.

II. Qu’imaginons-nous ?

3. « Que s’est-il passé ? ». Ecrivez un récit de 5 à 10 lignes dans lequel vous imaginerez ce qui s’est passé pour aboutir à ce que l’on voit sur l’image de la publicité.

III. A quoi veut nous faire penser le publicitaire ?

4. Une publicité fait presque toujours référence à quelque chose de connu de tous (une œuvre célèbre, un événement historique, une habitude de vie, un fait de société, un proverbe, etc.), mais pour le détourner.
a) A quoi cette publicité fait-elle référence?
b) Comment cette référence est-elle détournée ?

5. Reconstituez (en un petit texte de 5 lignes environ) l’argumentation sous-entendue qui part de l’image pour arriver à la thèse principale : « Il faut acheter (utiliser, consommer, etc.) . . . . . . (notre produit) ».

 

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Exemple d’analyse

Description et analyse de la publicité sur l’énergie.

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A.Observation de la publicité

L’image en haut représente une éolienne, elle a été photographiée d’en bas, elle nous semble donc très grande. Une éolienne permet de transformer l’énergie cinétique du vent en énergie électrique. Le paysage dans lequel l’éolienne est installée est le ciel, un ciel nuageux , on semble entrevoir un peu de soleil vers la gauche. L’éolienne est blanche et en mouvement. L’image du bas représente une libellule, prise de face. Elle a été prise en mouvement. Les couleurs de celle-ci sont verte, bleue, orange. Le paysage dans lequel flotte cette dernière est un ciel assez sombre de couleur foncée,le bleu de ce ciel est un dégradé qui est pâle en haut à droite et comme ce dégradé est en diagonale, il finit par s’assombrir vers le coin en bas à gauche.

B. Interprétation de la publicité

Le fait que cette éolienne ait été prise d’en bas, met en valeur sa grandeur. Le ciel étant plus clair dans cette partie là de l’image, se présente comme espoir, comme une sorte de renouveau. La couleur de l’éolienne est blanche,elle représente donc la pureté, soit l’espoir de ne pas polluer. Elle est en action. La libellule est prise de face et de très près puisque celle-ci est en réalité très petite et que de plus loin on ne pourrait pas la voir. Il faut donc que sa taille nous impressionne tout comme celle de l’éolienne. Elle se trouve dans un paysage sombre parce qu’elle représente la nature et non la technologie, la modernité comme l’éolienne. Par ce décor utilisé on comprend que celle-ci est moins mise en avant que l’image de l’éolienne. Les battements d’aile de la libellule sont visibles, ce qui nous montre qu’elle vit et donc que la nature aussi.

C. Conclusion de la publicité

Cette publicité concernant l’énergie est donc une comparaison entre un objet représentant une source d’énergie technologique soit un producteur d’énergie superficiel et un être vivant, mais aussi un producteur d’énergie mais lui naturel. L’un représente la nature et l’autre l’avenir, une sort de solution pour les êtres naturels. Dans cette publicité, les deux photographies nous semblent dynamiques. On nous fait comprendre qu’on ne peut plus vivre dès à présent que par le biais de la nature mais que l’apparition de producteurs d’énergies technologique devient obligatoire. Cette nouvelle technologie est là afin de produire l’énergie nécessaire dont nous avons besoin. L’éolienne et la libellule sont tout à fait opposées que ce soit par leur taille ou leur fonction. Pour leur taille la différence d’échelle est énorme. Une libellule mesure environ 5 centimètres et une éolienne, sa taille varie entre 27 et 80 mètres.C’est pour faire une comparaison flagrante qu’elles ont été mises côte à côte. La comparaison sera toujours à l’avantage de la libellule, être vivant gracieux, éphémère, petit et léger tandis que l’éolienne peut être perçu comme un objet massif, durable et défigurant le paysage surtout lorsqu’il s’agit de ferme éolienne (c’est-à-dire plusieurs éoliennes).

D. La phrase d’accroche de la publicité

Une des façons les plus naturelles d’avancer pour la libellule, c’est de battre des ailes. Pour la production d’énergie c’est d’utiliser la force du vent. Le vent est une énergie naturelle. L’homme tente de respecter la nature. L’homme reproduit le modèle de la nature par des améliorations. Les technologies qu’il invente sont inspirées de la nature. En effet ces deux objets ont des similitudes. Leur slogan, » Pour vous notre énergie est inépuisable », Elle  se veut inépuisable à l’opposition du fioul, où par exemple un jour il n’y aura plus de fioul ni de pétrole. Comme notre système est fondé sur une énergie naturelle alors pour vous, consommateurs nous ferons tout afin que vous ne soyez pas dans le besoin, comme s’il pouvait la conserver pour leur consommateur ! Le consommateur se retrouve donc séduit d’agir en premier pour la planète puis de représenter un être privilégié parmi tant d’autres, c’est amusant de voir que c’est seulement avec la nature, ça ne pollue donc pas. Cette éolienne est moderne et belle, elle a le même design que la libellule. Pour l’homme, elle est semblable à cette dernière, donc à la nature c’est donc la représentation de la beauté.

 

E. Parallèle avec une autre publicité

L’argument écologique dans la première publicité est la mise en avant du modèle de la nature (libellule) par lequel l’homme s’est inspiré pour fabriquer une éolienne. C’est en observant cette publicité anglaise, que j’ai remarqué la forme originale de Total à faire ses publicités c’est-à-dire toujours celle d’établir une comparaison touchant deux domaines strictement opposé par exemple dans celui-ci, l’homme et l’enfant, la réalité et le rêve, en effet l’un travail et l’autre joue. Mais pourtant comme à chaque fois certaines similitudes se font entrevoir telles le paysage et la façon de disposer les éléments qui sont présentes. Dans celle-ci la phrase d’accroche est notre énergie est votre énergie ce qui crée un point commun entre le concept de total soit l’énergie et le consommateur, celui-ci se sent donc directement concerné. On en conclut que l’argument écologique est bien moins présent que dans cette seconde publicité anglaise.

Conclusion :

On vit en accord avec la nature dans ce contexte là puisqu’on utilise le vent qui est à priori une source inépuisable d’énergie, On utilise des arguments esthétiques, ceux ci sont de toute façon limités parce qu’ils peuvent altérer un paysage durablement. La construction de l’éolienne fait appelle à des interventions technologiques et humaines, donc qui ne sont pas naturelles. La production d’énergie est donc présentée comme indispensable au bonheur de l’homme (c.f l’enfant jouant avec un petit avion), et le meilleur moyen pour y parvenir sont des compromis qui sont entre autre l’utilisation de la force éolienne.

 

 

 

 

 

2. histoire de la publicité

1. La publicité « en questions »

La publicité, à quoi ça sert ?

Critique de la publicité


  • À attirer, à accrocher
  • À séduire
  • À vendre
  • À faire acheter
  • À faire consommer
  • À informer
  • À faire connaître
  • À maintenir une image de marque
  • À faire changer d’habitude
  • À créer des besoins
  • À faire rire
  • À faire réfléchir
  • Elle manipule les consommateurs
  • Elle crée des faux besoins
  • Elle cultive le plaisir hédoniste
  • Elle consolide la culture masculine
  • Elle entretient des préjugés
  • Elle exploite les stéréotypes
  • Elle augmente le prix du produit
  • Elle dérange
  • Elle pollue
  • Elle ment

Quand on analyse un spot publicitaire on doit se poser les questions fondamentales suivantes :

Quoi ?

un produit
  • une marchandise
  • un service

Qui ?

le concepteur
le commanditaire
  • l’agence de publicité
  • un publicitaire
  • un client
  • un annonceur
  • une entreprise

Pour qui ?

la cible
  • Quel produit et pour qui ?
  • Quel consommateur ?
  • Qui est l’acheteur ?
  • Qui veut-on viser, toucher ?

Comment ?

l’iconographie
  • Personnages
  • Objets
Inscriptions
  • le texte
  • un slogan
  • l’accroche
  • l’argumentaire
  • le message
  • la marque, le nom
  • un logo
  • un jeu de mots
  • un paradoxe
  • l’humour
  • une provocation
Techniques
  • Couleurs, sons, odeurs
  • Photo, dessin, image, montage, collage
  • Distribution dans l’espace
  • Typographie
Référents
  • l’atmosphère
  • le lieu et le temps
  • Symboles, mythologies
    Clichés, stéréotypes

Où 

Supports et médias

  • Radio, télévision, presse
  • Affiches
  • Panneaux lumineux
  • la distribution

5. La crise de la presse aujourd’hui

La presse occidentale s’enfonce dans la crise                          LE MONDE | 10.12.2012 

UNE CRISE QUI S’APPROFONDIT

Fermeture de titres, basculement vers le numérique, plans sociaux à répétition : 2012 aura été une année noire pour les journaux papier dans tout le monde occidental.
En Espagne , des restructurations brutales ébranlent les plus grands quotidiens. Après El Mundo, c’est l’emblématique journal du centre  gauche El Pais qui vient d’annoncer  un plan de licenciement touchant près du tiers de ses effectifs. Même l’Allemagne  pourtant longtemps le pays roi de la presse écrite sur le Vieux continent , n’est donc plus épargnée. Avant le FTD, le quotidien de centre gauche Frankfurte Rundschau a déposé le bilan mi-novembre. La crise de la presse fait aussi des ravages aux Etats-Unis. Pas un mois ne passe sans qu’un journal n’y annonce son passage au tout numérique, souvent dernière étape avant la disparition. Un site Internet Newspaper Death Watch, recense les fermetures…

DES BOULEVERSEMENTS STRUCTURELS

« La crise n’est pas cyclique, elle est vraiment structurelle« , souligne Bertrand Pecquerie , patron du Global Editors  Network, un réseau mondial de rédacteurs en chef. « Les journaux des pays développés ne retrouveront jamais les niveaux de lectorat et de publicité d’autrefois », poursuit-il, prédisant une année 2013 « encore bien pire ».
Les causes sont connues mais gagnent en puissance depuis plusieurs mois. La concurrence d’Internet, la démultiplication de l’offre d’information gratuite, ont profondément modifié les habitudes des lecteurs. Aujourd’hui, 46,6 % des Français sont équipés d’un smartphone. Plus d’un milliard de téléphones intelligents et de tablettes devraient être vendus dans le monde en 2013, selon le cabinet Gartner. Une révolution numérique qui bouleverse le modèle économique de la presse traditionnelle, dont les revenus publicitaires s’effondrent au profit d’Internet.
En France, au premier semestre 2012, les recettes publicitaires des journaux ont baissé de 8,1 %, bien plus que pour les autres medias, d’après l’Institut de recherches et d’études publicitaires (IREP). Pour se défendre, les éditeurs de presse en France, en Allemagne, en Italie , en Suisse,  réclament une « taxe  Google ». Leur objectif : faire  payer les moteurs de recherche  – en première ligne, le géant américain – pour la reprise de leurs contenus.

LA FIN DU PAPIER COMME MÉDIA DE MASSE

Le journal imprimé est-il donc voué à disparaître ? La plupart des spécialistes continuent de lui voir  un avenir  mais dans un cadre profondément renouvelé.« Le papier passera de média de masse à média de niche« , prédit M. Pecquerie.
Pour celui-ci, seule une poignée de journaux pourront s’en sortir . Une presse quotidienne élitiste vendue, d’ici cinq ans, à 3-4 euros l’exemplaire, ciblant un lectorat haut de gamme lui permettant d’attirer les annonceurs. « La presse papier n’est pas condamnée à mourir , à condition de développer une vraie stratégie multi-écrans et de se diversifier », estime Eric Hazan , directeur associé du cabinet de conseil McKinsey.

UN MODÈLE À BÂTIR SUR LE WEB

A la recherche d’un nouveau modèle pour exister  sur la Toile, les journaux n’ont pas trouvé la martingale. Comme le rappelle Vincent Peyrègne, patron de la Wan-Ifra (Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d’information), « les revenus d’un journal sont encore essentiellement tirés du papier ». La stratégie « 100 % numérique » reste un pari hasardeux, comme en témoignent les déboires de La Tribune. Le titre, fondé au milieu des années 1980, n’a quasiment jamais gagné d’argent, et le passage en ligne n’a pas inversé cette tendance.
Avant d’en  arriver à cette extrémité, les journaux testent des solutions mixtes. Le Guardian, au Royaume-Uni, publie ses informations en libre accès sur son site avant d’en  liver  une version plus détaillée sur le papier. Mais s’il touche une large audience, le journal ne parvient pas à la monétiser et perd de l’argent. Le New York Times, le prestigieux quotidien américain, essaie la formule « au compteur » : le lecteur peut consulter  gratuitement une dizaine d’articles sur son site, au-delà, il doit sabonner . Le système remporte un certain succès mais ne permet pas encore de compenser  le manque à gagner  publicitaire. En France, le quotidien Les Echos a lancé un modèle similaire.

UNE DIVERSIFICATION INDISPENSABLE

Pour l’instant, les groupes de presse qui se sont le mieux adaptés sont allés chercher  de nouveaux revenus dans des activités purement Internet. Ainsi de l’allemand Axel Springer  (Bild, Die Welt) et du norvégien Schibsted (20 minutes) qui ont mis la main sur des sites Web de petites annonces et réalisent une bonne part de leur chiffre d’affaires hors presse.
Dans cette logique, de plus en plus de journaux se diversifient en nouant des partenariats dans des activités en ligne avec leur « ADN ». Le Figaro a son club de vin, le Times et le Sunday Times , outre-Manche, leur « club de whisky » avec, au menu, dégustations et e-commerce 

Quelle est l’opinion d’Ignacio Ramonet sur le journalisme on-line ?

4. Agences de presse et dépêches

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Les 4 principales agences d’information qui diffusent dans le monde entier et dans toutes les langues:
– Bloomberg (américaine)
– AP, Associated Press (américaine)
– Reuters (britannique)
– et l’AFP, Agence France Presse (française)
Elles sont financées à moitié par l’état. D’autres moins importantes sont spécialisées dans un type d’info précis, comme Relax News qui fournit des infos sur le loisir et la vie pratique.

Une agence de presse emploie des journalistes qui récoltent des infos dans tous les domaines de l’actualité nationale et internationale, et les mettent en forme avant de les distribuer aux journaux et médias audiovisuels. Avoir recours aux agences de presse est notamment très utile aux médias lorsqu’ils veulent obtenir des infos sur un pays dans lequel ils n’ont pas de correspondant ou n’ont pas les moyens d’enquêter eux mêmes.

« L’agencier » qui travaille au sein de ces agences de presse est une sorte de journaliste invisible. Son travail d’investigation répond à quantité de contraintes et d’exigences: vérifier et croiser ses sources, rester neutre et objectif, traiter l’information le plus rapidement possible… Du respect de ces paramètres dépend la crédibilité d’une agence de presse.

A partir de cette vidéo dites  quelles sont les qualités requises pour devenir journaliste

Comment écrire le texte d’une  dépêche?

3. Analyser la une d’un journal

Le lexique  de la « Une »

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Le bandeau, tout en haut de la page, attire l’attention du lecteur sur un thème particulier.
La manchette : On y lit le nom du journal, son logo, Le prix du journal, la date, l’édition, l’adresse du siège social, les numéros de téléphone et de fax et l’e-mail
L’oreille se situe en haut de la page dans sa partie gauche. Il peut s’agir d’un texte court, d’une publicité.
Le pied se situe dans le bas de la page, en son centre. On y trouve une information ou de la publicité.
La tribune est l’emplacement le plus important de la « Une ». C’est là que se trouve l’événement et le titre du jour.
La sous-tribune, à gauche de la tribune. On y met en valeur des articles qui sont détaillés à l’intérieur du journal. Elle est composée d’une photographie suivie d’un résumé de l’information et de la mention de la page où lire l’article.
Le ventre est le centre de la page.

Analyser les Unes du 11 avril 2013

Le nom du journal : donne-t-il une indication de la région, du département du quotidien étudié ? Fait-il référence à l’Histoire, à la notion de temps, d’information ?
La mise en page : dessiner la Une de son journal en répartissant textes et photos, en n’écrivant que le mot clé des titres et sujets. Ainsi apparaît la mise en page. Comparer pour chaque titre.
La hiérarchisation de l’information : les titres de la Une traitent-ils des informations internationales, nationales, régionales, locales ? En quelles proportions ? Classer les journaux du plus général au plus local.
Y-t-il de la publicité sur la Une ? Quelle place utilise-t-elle ? Quelle surface (calculer le pourcentage / surface totale de la page) ? S’agit-il de publicité de trafic (pour attirer les lecteurs vers un lieu de vente) ou de marque (pour attirer les lecteurs vers un produit ou un ensemble de produits)?
La structure de la Une : trouve-t-on un éditorial, un billet, un papier d’analyse, un point de vue ou une tribune ? Trouve-t-on un sommaire ? Combien d’articles sont annoncés ? Existe-t-il un sujet autonome (sans renvoi à l’intérieur) ?
Quels sont les titres du jour ? Le titre principal, les titres secondaires ? Sont-ils associés ou non à la photo principale ?
Les photos : noter leur nombre, leur surface totale, les sujets qui sont illustrés et les titres sans image, la fonction de ces images (incitation à acheter, à lire, information ?

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Eléments de réponses

Nom du journal
Le nom du journal, dans la manchette, peut donner à entendre les valeurs du journal, son approche de l’actualité :

  • Libération fait référence à l’année de sa première publication, sans doute aussi aux valeurs de liberté d’expression;
  • Le Monde traitera une information internationale et L’Humanité en retiendra sans doute un angle plus social;
  • Le Figaro fait référence au personnage de Beaumarchais qui revendique la liberté de ses positions, hors de toute pression extérieure «sans liberté de blâmer , il n’est point d’éloge flatteur»;

Centre-Ouest , Sud-Ouest indiquent clairement leur appartenance à une géographie

Hiérarchie de l’information

La Une d’un journal est à la fois l’accueil et l’entrée du journal (la vitrine)
Elle témoigne du choix de la rédaction et de la hiérarchisation de l’information

  • Un article est mis en valeur à la Une par sa place à la tribune, par l’illustration qui l’accompagne et par la taille des caractères choisis. Il donne un indice du public visé par le journal et du genre.
  • Les articles se repèrent grâce à leurs titres.
  • Ils ne sont jamais complets à la Une d’un journal et renvoient aux pages intérieures. La Une présente les titres, les chapôs des articles.


Public ciblé
Les rubriques des articles ne sont pas toujours indiquées à la Une mais donnent une idée du public visé par le journal et du type de journal (par ex. régional ou national).

 

 

2. L’histoire de la presse

Le siècle d’or de la presse

Le 19ème siècle est considéré comme le siècle d’or de la presse. En effet, durant cette période, la presse connaîtra un développement important grâce aux progrès techniques. Le journalisme devient alors un véritable métier. La règle des cinq w apparaît alors dans la presse anglo-saxonne avec le directeur du Middle West. Tout article doit répondre aux cinq questions suivantes : Who ? What ? Where ? When ? Why ?. Cette règle a longtemps définit le journalisme d’information qu’on oppose au journalisme d’opinion

Pendant tout le 19ème siècle, la presse quotidienne nationale ne cesse de progresser et devient de plus en plus puissante. A Paris par exemple, le tirage global des quotidiens passe de 36 000 en 1800 à un million en 1870. On assiste simultanément à la naissance des grands hebdomadaires régionaux qui bénéficient de capitaux importants. Les annonces publicitaires permettent de couvrir le prix de revient des journaux ce qui a pour effet de baisser leur prix d’achat. Ainsi, pour exemple, Le Petit Journal, le premier journal français, coûtait à l’époque un sou afin de le rendre populaire. Par la suite, les grands reporters font leur apparition au vingtième siècle. Ce sont de véritables explorateurs qui parcourent le monde à la recherche de reportages diffusés dans les journaux.

Toutefois, la Première Guerre Mondiale et la Seconde Guerre Mondiale provoquèrent une baisse considérable des journaux en France. Nombre de titres perdent en production : le journal Paris Soir, par exemple, poursuivant ainsi sa diffusion, vit ses tirages passer de 1 150 000 exemplaires à 286 000 exemplaires entre 1940 et 19444(*).

Le déclin de la presse d’opinion 

Au cours du 20ème siècle, la presse écrite a ainsi perdu une grande partie de son public et cela toucha davantage la presse d’opinion que la presse moins engagée. En France, par exemple, la période 1939 -1945 fut la dernière à connaître une explosion de la presse d’opinion, plus de 1 100 journaux sont créés (LibertéCombat…). La presse d’opinion se veut être un « espace public » permettant des débats polémiques ou contradictoires sur les nouvelles manières de concevoir la politique. Les médias sont ainsi considérés comme le relais de l’opinion publique, mais il s’agissait d’une partie de la population familière des jeux politiques et non celle du peuple, qui sera longtemps exclu. Dans la période d’après-guerre, de grandes signatures s’expriment (Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Raymond Aron, Boris Vian, Emmanuel Mounier…) dans une presse qui veut à la fois défendre des opinions très clairement marquées, fondées sur les valeurs d’un groupe politique ou social, mais aussi toucher, influencer et reconstruire l’opinion de manière générale. Malgré cela, la presse d’opinion ne cessera de décliner

La montée de journaux hebdomadaires dans les années 30, et particulièrement d’hebdomadaire d’idées ou politiques moins coûteux qu’un quotidien, font connaître un premier déclin à la presse d’opinion. Ce type d’hebdomadaires tend ainsi à la remplacer.

L’émergence des technologies audiovisuelles après la Seconde Guerre Mondiale, la radio puis la télévision, creusent le délaissement progressif de la population envers la presse.

1. Panorama de la presse française

Le lexique

Un quotidien : un journal qui sort une fois par jour
Un hebdomadaire(hebdo registre familier) un journal qui sort une fois par semaine
Un mensuel : un journal qui sort une fois par mois
Un magazine : une publication périodique, le plus souvent illustrée.
Le tirage : Nombre d’exemplaires imprimés
La diffusion : Nombre d’exemplaires effectivement vendus ou donnés en promotion. Le chiffre de diffusion de la presse totalise la vente au numéro , la vente par abonnement et le portage à domicile(soit la vente payée), plus les exemplaires distribués gratuitement pour promouvoir le support –
L’audience : on considère que chaque numéro vendu est lu par plusieurs personnes : c’est son audience . l’audience est égale à la diffusion multipliée par un coefficient donné (2 pour un quotidien , 3 à 5 pour un mensuel. Plus le chiffre est élevé , plus le journal peut espérer séduire les publicitaires , et donc gagner de l’argent
PQN La presse quotidienne nationale
PQRD La presse quotidienne régionale et départementale
PQUG la presse quotidienne urbaine gratuite

70% des Français lisent chaque jour un titre de presse

Par Adrienne Sigel, publié le 22/03/2012

Avec plus de 35 millions de lecteurs quotidiens en 2011, la France se classe parmi les pays les plus consommateurs de presse au monde. C’est l’un des principaux résultats de la vaste étude Audipress One sur l’audience de la presse écrite en France. Sa particularité? Elle prend en compte, sans distinction, toutes les familles de presse: quotidiens nationaux et régionaux, magazines hebdomadaires et mensuels, presse gratuite et payante.

Dans le détail, 21,9 millions de Français lisent au moins un quotidien papier par jour et 26,9 millions au moins un magazine. 13,7 millions lisent à la fois un quotidien et un magazine par jour.

AudiPresse La consommation quotidienne des Français en termes de presse.

Presse magazine en tête

La part belle est donc donnée à la presse magazine. Aussi, 91% des Français lisent au moins un magazine par jour. Côté quotidiens, ce sont 51% des Français qui lisent au moins un titre de la presse quotidienne (nationale et régionale confondues) et 37% qui lisent au moins un quotidien régional.

Ramenés au mois, les chiffres sont éloquents: 97% des Français lisent au moins un journal ou un magazine chaque mois.

Si les Français lisent en moyenne 7,1 titres différents, il faut toutefois noter qu’avec 7,7 titres lus, les femmes sont plus lectrices que les hommes. Les plus gros lecteurs sont aussi à chercher du côté des 35-50 ans (7,6 titres) et des internautes (7,3 titres). Parmi ces lectures, on retrouve très fréquemment un titre de presse télévision, deux titres, ou plus, de la presse people ou féminine et un peu plus d’un titre de la presse ciblée.

La concurrence sans limites des gratuits

Avec un total de 5,9 millions de lecteurs par jour, la presse quotidienne gratuite ne dépasse pas encore la presse quotidienne payante, qui totalise pour sa part plus de 7,8 millions de lecteurs(voir tableaux ci-dessous).

Mais il faut toutefois prendre en compte que seuls trois gratuits différents circulent dans les mains des Français (20 MinutesMetro et Direct Matin). Tandis que onze titres de PQN sont recensés en kiosques (Le MondeLe FigaroLibérationL’EquipeLes Echos,Le Parisien/Aujourd’hui en FranceLa CroixL’HumanitéParis TurfTierce MagazineParis Course).

Cependant, le record absolu de lecture revient au gratuit 20 Minutes. Avec 4,2 millions de lecteurs par jour, le titre dépasse largement les titres payants les plus lus à savoir Le Parisien etL’Equipe, qui recensent respectivement 2,4 millions et 2,2 millions de lecteurs journaliers.

Enfin, les chiffres de cette étude témoignent d’un relatif tassement du Figaro, qui, avec 1,1 million de lecteurs quotidiens, se place loin derrière Le Monde (1,9 million) mais est surtout talonné de près par Libération (0,9 million).

Quelles sont les raisons pour lesquelles la presse quotidienne gratuite a du succès ?

 La réussite de la presse quotidienne urbaine gratuite (PQUG) ne tient pas seulement à sa gratuité (le financement étant assuré totalement par la publicité), dans un contexte économique et social où le prix des choses est une préoccupation croissante. Des enquêtes montrent qu’elle repose plus largement sur son accessibilité et qu’elle s’est imposée en inversant la démarche traditionnelle de distribution: ce n’est pas le lecteur qui va vers le journal, mais celui-ci qui va vers le lecteur (au moyen de présentoirs ou de colporteurs), Les quotidiens gratuits sont en outre présents sur les lieux de mobilité et de vie hors foyer : transports en commun, centres commerciaux, lieux publics.  Le lecteur pressé n’a pas à se détourner de son chemin pour trouver un point de vente, à faire éventuellement la queue à payer et attendre la monnaie. Surtout, cette nouvelle presse répond aux nouvelles habitudes de consommation et aux nouveaux modes de lecture, notamment induits par l’émergence d’internet. Les informations proposées sont synthétiques, faciles à lire et à intégrer. Elles comportent aussi de nombreuses informations pratiques et favorisent l’interactivité avec les lecteurs. Les Français les considèrent donc comme des journaux à part entière, qui allient gratuité, clarté, diversité, objectivité, proximité et utilité. Si la PQUG représente pour certains un substitut à la presse traditionnelle, on constate aussi qu’elle a séduit de nombreuses personnes qui ne lisaient pas auparavant de journaux.

4. Exercice sur le langage non-verbal

Visualisez cet extrait du film « Les intouchables » et analysez les éléments de communication non-verbale:

 

Transcription

  • je viens faire signer un papier
  • Je vous en prie , asseyez-vous
  • Vous avez des références ?
  • Des références , moi j’en ai….
  • Ben on vous écoute!
  • Kool and the Gang , Personal Fire , c’est de la référence ça non?
  • Je connais pas , asseyez-vous!
  • Si vous connaissez pas, c’est que vous connaissez rien en musique!
  • Ecoutez je n’ai pas l’impression d’être totalement inculte dans le domaine musical meme si je connais pas votre soul Kool…
  • Non Kool and the gang
  • Et vous vous connaissez Schubert Chopin Berlioz
  • Si je connais Berlioz? Vous, ça m’étonnerait que vous, vous connaissiez Berliozpourtant je suis un spécialiste
  • vous connaissez qui là-bas-? quel bâtiment?
  • Comment ça quel bâtiment ?Mais mon vieux Berlioz avant d’être un quartier c’est un compositeur célèbre, écrivain et critique du XIXème
  • C’est une vanne (plaisanterie) je sais qui c’est Berlioz , l’humour c’est comme la musique , vous n’y connaissez rien en fait
  • Expliquez-nous un peu votre papier-là…
  • Il me faut une signature pour dire que je me suis présenté à l’embauche que malheureusement malgré les qualités évidentes , enfin , bref vous mettez votre baratin habituel , comme quoi vous êtes pas interessé, faut trois refus pour que je puisse toucher mes assédic
  • Oui je comprends vos assédic, vous n’avez pas d’autres motivations dans la vie ?
  • Si si j’en ai d’autres, ‘y en a une juste là ? C’est très motivant ça!
  • Bon c’est pas que je m’ennuie mais qu’est-ce qu’on fait ? On signe , on signe pas?
  • Je ne suis pas en mesure de vous signez sur le champ
  • Pourquoi?
  • Ah oui c’est emmerdant! Comme y’ a une histoire de délai et que je suis pas mal en retard…
  • c’est emmerdant comme vous dites
  • Et la motivation elle peut pas signer pour vous là?
  • Non non Magalie n’a pas de procuration
  • C’est dommage comme ça elle aurait pu me griffer un petit 06 en même temps
  • Bon ben revenez demain à 9 heures, le papier sera signé , je ne veux surtout pas vous priver de vos assedic
  • Je ne vous raccompagne pas
  • Non c’est bon, ne vous levez pas, enfin restez assis je reviens demain.

Eléments d’analyse

Il entre sans être appelé. Il bouscule la secrétaire , il se précipite dans la pièce , il ne salue pas . Il ne s’assoit pas quand on le lui demande mais seulement quand il le décide. Il reste debout : il veut imposer sa supériorité, il ne veut pas se soumettre aux règles. Il bouge convulsivement la jambe : il est pressé , il n’a pas envie de perdre son temps . On comprend